Pouvez-vous décrire votre parcours professionnel avant d'accéder à l'enseignement esthétique spa en quelques lignes?

 

Issue d’une famille à la fois scientifique et artiste, et déjà dans la Beauté ( ma mère était esthéticienne), après mon bac scientifique et mon CAP et mon Brevet d’esthétique-cosmétique, je me suis mise à mon compte à Fontainebleau.

J’ai ensuite déménagé dans le Val de Marne et j’ai exercé durant une dizaine d’années dans un institut SPA parisien.

 

Durant ces 2 parcours, j’ai réalisé  tous les soins esthétiques visage et corps, et  ai régulièrement développé mon expérience et compétences par des stages et formations divers en soins du corps, en onglerie, en maquillage et même en développement personnel et coaching de vie, mon autre passion.

En 2006, après avoir été jury pour les examens d’esthétique –cosmétique, je suis alors devenue professeur d’esthétique-cosmétique-parfumerie de l’éducation Nationale au lycée André Sabatier.

 

Quel poste occupez vous actuellement? L'école d‘esthétique est-elle publique ou privée?

 

Je suis professeure contractuelle d’esthétique-cosmétique-parfumerie au Lycée Armand Guillaumin d’Orly, qui est donc un Lycée professionnel des métiers public. Depuis l’année dernière, j’y enseigne toutes les matières techniques professionnelles et les cours théoriques ( biologie appliquée, cosmétologie, technologie des appareils, législation professionnelle, cmp)aux CAP et BAC PRO.

 

Quel diplôme vous a permis d'accéder à ce poste de professeur d‘esthétique?

 

J’ai un BAC D scientifique à la base, un CAP et un Brevet Professionnel d’esthétique-cosmétique, et aussi chose très importante, mes 24 ans d’expérience en tant que professionnelle de l’esthétique, puisque même toujours professeur, j’ai mon entreprise d’esthétique.

Ce qui m’a permis également d’accéder à l’enseignement en 2006 est ma participation en tant que jury d’examen et le fait, que dans ce cadre, une professeur en particulier, ait repéré chez moi des aptitudes à l’enseignement.

 

Vers qui vous êtes vous tournée pour avoir des renseignements lorsque vous avez voulu débuter dans l'enseignement esthétique ?

 

Vers personne en particulier si ce n’est vers moi- même et ma petite voix intérieure qui me soufflait que ce serait super si je faisais bénéficier  à des élèves de la richesse de mon parcours professionnel et que je leur transmette mes savoirs et savoirs-faire. Concrètement parlant, je n’ai eu aucun renseignements avant de débuter l’enseignement … j’ai lancé mon dossier d’inscription pour être professeur contractuel sur le site de l’inspection académique, et lorsque j’ai attiré à moi l’appel de l’inspectrice, c’est alors que j’ai eu de sa part dans son bureau au rectorat une partie des renseignements. Le lendemain, ce sont le proviseur et les autres acteurs du lycée professionnel qui m’ont informé réellement de ma nouvelle fonction . C’est donc en 2 jours que j’ai reçu tout le flot informatif de l’enseignement, et ensuite  chaque jour un peu plus avec la tutrice que m’avait attribuée l’inspectrice.

 

Avez-vous passé un examen d'habilitation pour être professeur d’esthétique titulaire? Si oui, quel souvenir en avez-vous gardé?

Non.

 

D'après-vous, quelles sont les exigences principales des chefs d'établissements lorsqu'ils recrutent des professeurs d’esthétique?

 

Dans les établissements publics comme je suis, c’est avant tout l’inspectrice qui présente ses exigences qui sont basées sur un parcours professionnel riche aussi bien en techniques connues qu’en nombre d’années d‘expérience, les diplômes requis et surtout la prise de conscience qu’enseigner à des jeunes (ou des moins jeunes comme dans les GRETAS) n’est pas forcément inné chez tout le monde.

 

L’inspectrice prend donc en compte notre approche pédagogique, méthodologique et organisationnelle et nous tiens au courant du mode de fonctionnement propre à l’éducation nationale.

 

Le chef d’établissement va venir lui ensuite en appui dans ce que l’inspectrice aura déjà étayé dans les échanges avec l’éventuelle future professeure.

 

Les exigences du chef d’établissement seront celles si je peux faire cette comparaison d’un chef d’entreprise à savoir que l’établissement  „tourne“ bien et obtienne de bons résultats aux examens …bref que les professeurs soient un peu l’image de marque de l’école ou du lycée de par leurs compétences pédagogiques et techniques , leurs aptitudes à faire aimer un métier à  des élèves parfois difficiles, à faire appliquer le réglement intérieur, à lutter contre le décrochage scolaire, à participer à la vie du lycée et à obtempérer devant les convocations et ordres de mission.

 

 

Comment avez-vous mis en place vos cours la première année? Avez-vous utilisé seulement le référentiel ou d'autres professeurs d’esthétique vous ont-ils faut bénéficier des cours qu'ils avaient déjà préparés?

 

Pour être franche, je ne sais pas si ma tutrice n’avait pas eu cette mission par l’inspectrice, si j’aurais pu bénéficier de cours préparés par mes collègues …

 

Ma tutrice a été une véritable accompagnatrice pour la première année et m’a fourni effectivement beaucoup de documents me permettant de me lancer dans ma nouvelle fonction à la fois efficacement et sereinement. J’ai tout de suite intégré les outils pédagogiques et la méthodologie: fiches séquences, fiches séances, progression pédagogique etc…

 

Par contre, j’ai toujours ressenti chez d’autres collègues des réticences à échanger leurs cours … Une contradiction que j’ai ressenti: les professeurs forment une équipe mais en fait la communication n’est pas naturellement au rendez-vous.

 

J‘ ai donc étudié de façon approfondie les divers référentiels des diplômes d’esthétique et ai préparé mes cours d’après ces référentiels et les exigences de présentation imposées par l’éducation nationale.

 

Pendant des années, j’ai passé des jours, des soirées et de multiples heures à préparer et à taper mes cours!

 

Que pensez-vous du fait que les BTS esthétique ont accès légalement à l'enseignement après seulement 1 ans d'expérience pour enseigner à des CAP esthétique et 3 ans pour enseigner à des niveaux BP-BAC PRO esthétique minimum?

 

Une aberration !

Et là, c’est toute l’image de notre société actuelle qui est en pleine contradiction et qui ne voit que par les diplômes ( et quand nous savons que certains diplômes n’ont plus la même valeur qu’auparavant  au vu de comment „ils sont donnés“…)

 

Un BTS ne donne pas une expérience professionnelle.

Il donne un diplôme avec certaines connaissances !!!

Qui plus est des connaissances théoriques mais pas énormément en pratique …

Les compétences d’une professionnelle ne peuvent s’acquérir qu’avec un certain nombre d’années d’expérience sur le terrain … et pas seulement 3 ans …comment de jeunes femmes,même avec un diplôme, sans aucune expérience sur le terrain professionnelle peuvent-elles retransmettre des savoirs et des savoirs-faire à des élèves qui auront quasiment le même âge qu’elles et parfois en grande difficulté et pas beaucoup motivées ????

 

D’un côté, l’éducation nationale impose des diplômes pour être professeur et quasiment pas d’expérience professionnelle alors que les employeurs du privé vont demander à de furturs salariés de l’expérience professionnelle!

 

Je ne conçois pas qu’un enseignant de techniques professionnelles ne puisse prouver d’un certain nombre d’années d’expérience en tant que professionnel de sa branche !

Il faut savoir que certains centres de formations imposent à leurs formateurs de continuer d’exercer sur le terrain en même temps qu’apprendre à des élèves pour plus de crédibilité et de transmission de réalité du milieu professionnel !

 

C’est logique et naturel surtout dans le secteur de l’esthétique qui change et évolue très vite et très régulièrement. Comment des professeurs qui ne sont plus sur le terrain depuis de nombreuses années ou de jeunes professeurs diplômées récemment peuvent-elles retransmettre une réalité sur la profession ?

 

Quand mes élèves reviennent de stage, c’est la première chose qu’elles me disent: „ C’était super madame; c’est complètement différent du lycée!“ …comment se fait-il qu’un lycée d’enseignement professionnel ne soit pas sur les mêmes longueur d’ondes que la demande du terrain ???

 

Et souvent mes élèves, qui savent que je suis en parallèle professionnelle et toujours en contact avec clientes, fournisseurs, concurrence bref toute la réalité du métier…me disent souvent: „ Nous aimons bien vos cours; vous avez toujours des anecdotes de terrain à nous raconter, vous savez nous faire la différence et la relation entre ce que nous apprenons en cours et ce que nous allons vivre en institut …vous êtes différente des autres professeurs !“

 

Il y aurait donc beaucoup de modifications  à effectuer au sein de l’éducation nationale et surtout que les décisions ne soient plus prises ou instiguées par des „bureaucrates“ …

 

Ce ne doit pas être un diplôme et l’envie d’un rythme  de travail adapté à son confort ou à sa vie de famille qui doit inciter à être enseignante d’esthétique mais l’accomplissement de toute une vie professionnelle riche d’expériences que nous avons envie de retransmettre le tout avec plaisir, rigueur, valeurs et psychopédagogie.

 

Avez-vous passé le CAPLP pour avoir un poste de professeur d’esthétique titulaire, si oui, que pouvez-vous nous dire sur cet examen?

 

Non, je ne désire pas passer mon CAPLP , et ce n’est pas faute que les lycées et l’inspection académique m’y incitent voire me l’imposent …

Pourquoi je ne désire pas passer ce concour?

a/ Je ne vois pour quoi je passerai un concours pour „obtenir“ la titularisation d’une place et d’une fonction que je possède déjà.

 

J’ai des collègues qui ont presque 15 ans d’expérience en tant qu’enseignante, qui sont même proches de la retraite que je vois en stress complet chaque année pour passer ce concours …sans arriver à l’obtenir!! ( A se poser n’est-ce-pas des questions quant aux  quotas, aux „choses déjà vues d’avance“ avec ce concours ??!!!)

 

Si l’éducation nationale a envie de mettre en place des professeurs avec un CAPLP, et bien qu’elle ne prenne aucun engagement avec des contractuelles ou vacataires pour des remplacements et organise directement ses recrutements par la voie des concours! Chacun saura où il va alors!

 

b/ J’habite le 77, je n’ai pas de lycée professionnel à côté de chez moi; je fais donc 55km aller et 55km retour avec en moyenne 5 heures dans ma voiture pour aller jusqu’à Orly dans le 94, avec l’essence que cela suppose … sans compter mes virées dans tout le 94 et le 93 pour les visites de stage de mes élèves …si je suis titularisée je vois mon salaire redescendre en bas de l’échelle! Où est donc l’intérêt?

 

c/ De plus, j’en reviens à la question 8/ en même temps …l’éducation nationale, le lycée  surtout ne semble pas entendre que je suis professionnelle à côté et  que j’ai mon entreprise d’esthétique …ils souhaiteraient que je ne sois „dévouée“ qu’à leur cause adminsitrative ! Or, si je deviens titulaire, je deviens officiellement  „professeur de l’éducation nationale“ dont la matière sera l’esthétique-cosmétique , c’est à dire un champs d’activité restreint qui dépend de la fonction publique, et m’empêchera de continuer mon entreprise…moi, je me définis comme une professionnelle de l’univers de la beauté dans lequel j’y exerce plusieurs fonctions: esthéticienne indépendante, professeur, formatrice … C’est cette polyvalence dans mon métier qui me plaît et le fait de conserver mes choix , ma liberté et la créativité dans mes projets.

 

Comment avez vous préparé votre dossier pour postuler dans les établissement scolaire? Combien de temps à l'avance?

 

Mon dossier a été rempli sur internet via le site de l’éducation nationale, au fur et à mesure des questions. J’avais préparé un CV et une lettre de motivation que j’avais ensuite transmise à l’inspectrice. En 200-, j’avais rempli mon dossier au dernier moment fin Août juste avant la rentrée scolaire!

 

Dans combien d'établissements avez-vous postulé avant d'être recrutée?

 

J’avais postulé sur le site de l’académie de Créteil, dans 2 CFA et dans 4 à 5 écoles privées d’esthétique.

 

D'après-vous, le fait d'avoir de bons contacts avec des profs déjà en place est-il un atout pour rentrer en priorité ou le piston n'a-t-il pas vraiment sa place dans le choix du chef d'établissement?

 

Pour ma part, ce n’est ni les bons contacts avec les professeurs existantes ni le piston qui m’ont fait avoir ma place de professeur!

Dans le privé, je ne peux pas répondre n’étant pas concernée , du moins pour l’instant ; dans le public, je sais que certains chefs d’établissement, ou même  certains inspecteurs,  peuvent avoir une influence pour faire rentrer en priorité des connaissances .

 

Que pensez-vous du salaire des professeurs d'esthétiques?

  

Dans les CFA et l’enseignement privé, je sais par des collègues concernées que les salaires ne sont pas bien hauts.

Dans l’enseignement public, le salaire d’un professeur contractuel est plus appréciable; mais dès lors qu’il est titularisé, il se voit redescendre dans l’échelle et les barêmes.

 

Pour ma part, pour 12h de cours effectifs ( mis à part les réunions, convocations diverses, visites de stages etc), j’ai une rémunération plutôt confortable parce qu’elle prend justement en compte mes nombreuses années d’expérience professionnelle ( comme quoi l’expérience professionnelle est un atout qui se retrouve quelque part un jour ou l’autre ! et que justement , l’EN préfère peut-être des jeunes diplômées maintenant comme professeurs pour ne plus avoir à rémunérer ces années d’expérience ?? … je vais peut-être soulever un débat avec ce point ?!!!) et aussi des indemnités diverses ( supplément familial pour mes 4 enfants, indemnités de résidence, indemnité de ZEP etc)

 

Avez-vous le choix lorsque vous postulez dans un lycée de choisir les matières que vous souhaitez enseigner? (par exemple le maquillage et l'onglerie seulement?)

 

Dans le lycée où je suis actuellement, nous pouvons émettre des préférences mais c’est toujours le chef d’établissement qui prend les décisions à la fin.

C’est exactement la même chose pour la fonction de professeur principal, ou celle de responsable de stage (qui n’est pas une fonction reconnue dans les textes de l’éducation nationale !!).

 

Ensuite, j’ai des professeurs que je connais et qui exercent dans le privé, qui ont, elles, le choix des matières qu’elles souhaitent enseigner ainsi que des jours et horaires à leur convenance car dans le privé, elles ne sont pas considérées „comme des extraterrestres“ si elles ont une autre activité à côté !!!

 

Quelles astuces pourriez-vous donner aux esthéticienne qui souhaitent se tourner vers l'enseignement?

 

Des astuces …pas vraiment!

Mais des suggestions à partir du moment où elles voient l’enseignement de l’esthétique comme une vocation et une richesse dans leur parcours professionnel, et non, comme une „version confort“ de faire de l’esthétique pour avoir les vacances scolaires, des jours et des horaires appropriés à leur vie de famille et à leurs loisirs.

 

Car là, elles vont rentrer dans un système de société qui ne met plus à l’honneur notre belle profession d’esthétique mais seulement des avantages pour leurs vies personnelles. Je suis dure mais c’est parfaitement la réalité que je croise tous les jours !! Des esthéticiennes qui dans le cadre d’une reconversion passe leur CAP d’esthétique, elles ont environ 40 ans et s’apercoivent 3 ans après avoir exercé que le métier d’esthéticienne possède quelques „contraintes“ ( horaires , travail le samedi et les vacances …) et elle m’appelle pour que je les guide pour devenir professeur d’esthétique !! Et là je bouillonne.

 

C’est comme les stages de 3 semaines pour la prothésie ongulaire ou les massages et ces mêmes personnes non diplômées d’esthétique vont vous dire à vous esthéticienne depuis 24 ans et bien, je fais comme vous maintenant !!“

 

Pour devenir enseignante, il n’y a pas de miracle!

C’est l’association: diplômes requis, expérience professionnelle de terrain pendant plusieurs années avant d’être prof ou pendant ( encore mieux!), grand sens de la pédagogie , rigueur et à la fois flexibilité avec une jeunesse parfois difficile, patience, méthodologie, organisation, endurance physique ( car vous maniez les appareils , installez et désinstallez les postes de travil en permanence!), psychologie avec les parents, sens du relationnel et commnunication.

 

Et pour celles qui se dirigeraient vers l’enseignement public: vous assurer que vous en avez la „mentalité“ et rentrez dans le moule „administratif“ …ce qui je l’avoue n’est pas mon truc car j’apprécie une ouverture de projets et de créativité, pour moi mais aussi pour mes élèves.

 

 

Qu'auriez vous apprécié savoir à l'époque ou vous postuliez et que vous savez maintennant qui pourrait aider les futurs professeurs d'esthétiques?

 

Ce que j’aurais apprécié à l’époque …et que j’apprécierais toujours …la communication.

Notamment pour l’organisation interne qui est propre à chaque établissement et que vous ne pouvez pas deviner si personne ne vous l’explique quand vous intégrez cet établissement!

Quand j’envoie un mail à des collègues pour une information courtoise ou des renseignements, j’apprécierais qu’ils ou elles me répondent …même si c’est le week-end !!

 

Nous vous laissons le mot de la fin !

 

La fonction de professeur d’esthétique ne s’improvise pas et requiert beaucoup de talents que beaucoup d’envieuses de cette fonction n’ont peut-être pas conscience.

Personnellement, je suis ravie d’être en symbiose enseignante et esthéticienne car l’une et l’autre de mes fonctions s’enrichissent mutuellement et me permettent d’avoir un large spectre au niveau de l’univers de la beauté.

Puissent un jour toutes les professeurs d’esthétique avoir autant de plaisir que moi dans des polyvalences d’activités et surtout, puisse notre société prendre conscience que les expériences forgent au fil des années les compétences, qui viennent approfondir et concrétiser nos connaissances , et au bout de quelques années, c’est cette sagesse, au delà des diplômes qui donne envie de retransmettre ses savoirs et savoirs faire … Sagesse peut-être pas reconnue par les collègues ou autres ( la jalousie et les critiques sont souvent bien présentes …) mais reconnue par les élèves, et c’est là l’essentiel !

 

Quand les élèves, par votre parcours et votre approche avec elles, reprennent enfin goût à apprendre et se remotivent, en vous témoignant respect et gratitude, et enfin obtienne leur diplômes …Ce n’est que du baume au coeur!

 

Après leur histoire dans l’esthétique leur appartient …

 

Merci à Mme B. pour sa confiance et son témoignage !

Notre centre de formation esthétique spa Naturelia lui souhaite une excellente continuation.

 

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